Bien sûr que tout ce qui nomme ce qui n'est pas matérialisable en ce monde est réalité.Toutefois il ne faudrait pas remplacer ce monde-ci par ce monde là.

C'est bien là l'écueil sur un chemin d'esprit. Car tout ce qui n'est pas une contrainte matérielle peut parfois séduire.

Ainsi les dogmes ont-ils largement exploité ce qui ne s'incarne pas pour tenir des propos illusoires ne s'appuyant du coup;non pas sur le concret des perceptions mais sur un imaginaire issu de la crainte et de la difficulté a vivre le monde de la matière.

Si aujourd'hui les symboles se sont personnalisés c'est que la pensée finit par matérialser ce qui la préoccupe.

Par le jeu des identifications, il est difficile de discerner ce qui est juste de l'ordre de la reproduction d'un système, du système rejeté mais vu sous une autre facette.

La liberté est difficile car si elle se traduit d'abord par le rejet de tous les propos témoignant de croyances salvatrices elle n'en devient pas moins victime elle aussi des fermetures que ce rejet produit de lui même.

De ce fait c'est le consentement à tous les propos qui conduit à une réelle perception des dimensions subtiles, car en ne les définissant pas elles peuvent dès lors se présenter ouvrant notre esprit à ce qui structurellement lui est inconnu.

Cet invisible ne sert ainsi plus de reffuge à nos impossibilités relationnelles mais, relève réellement d'une maturation ontologique.

En d'autre termes c'est en ne rejetant rien de ce que chacun peut créer pour parler de ce qui ne se voit pas que l'on peut atteindre cette difficile liberté de n'appartenir à aucune chapelle pour en ce monde passer en paix.